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Psychologie

La personne sensible en dit peu, mais son intérieur parle à chaque instant

« Quand on est à l’écoute, on devient sensible, et être sensible, c’est avoir une perception intérieure de la beauté, c’est avoir le sens de la beauté. »

-Jiddu Krishnamurti-

Le quotidien de la personne hypersensible a souvent la forme d’un oursin ou la texture épineuse d’une rose. Tout blesse un peu plus et tout émeut davantage. Cela est étrange aux yeux d’un-e spectateur-trice immunisé-e ou qui ne connaît pas une telle sensibilité, aux yeux d’une personne qui, sans respect ni conscience, n’hésite pas à dire des phrases telles que : « Tu prends tout mal, tu devrait être plus « dur-e » et te dégourdir une bonne fois pour toutes ! »

Mais comment faire ? Selon les différents travaux comme ceux du docteur Ted Zeff dans son livre « Maîtriser votre hyper-sensibilité »on nous montre un système nerveux hypersensible et des aires cérébrales qui fonctionnent plus intensément, comme lecortex insulaire et les zones en lien avec l’empathie et la réactivité émotionnelle.

La personne sensible et le volume trop élevé de son environnement

Peut-être que vous avez un-e ami-e ou un proche que vous appelez -affectueusement- « Regarde-moi et ne me touche pas ». Son sens de l’odorat et du toucher attire l’attention.Il y a certains tissus qu’iel ne peut pas toucher car ils lui font mal, car ils lui provoquent des démangeaisons, car ils lui donnent des réactions allergiques.

Parfois, un simple pincement ou un son plus fort que la normale provoquent chez les personnes sensibles une douleur intense. Ce sont également elles qui, au milieu d’une réunion ou d’une fête, finissent par se retirer dans un recoin car elles ont envie de rentrer chez elles.

Leur seuil de perception sensitive est différente. De fait, comme l’explique Judith Orloff, psychiatre et auteure de Liberté émotionnelle : Libérez-vous de vos émotions négatives et retrouvez un parcours hors de la souffrance, toute stimulation est démultipliée par 50.Tout bien sûr n’est pas douloureux, car ce délicat seuil de perceptions et d’émotions a la capacité de s’harmoniser également avec la beauté de la vie, et de manière si intense que beaucoup de gens ne le remarquent pas.

Dire, donc, que l’hypersensibilité est un don n’est pas une erreur, même si la personne doit apprendre à être habile pour gérer et filtrer correctement chaque stimulation qu’elle reçoit. Quand elle y parvient, quand elle réussit à appliquer un bouclier protecteur face à son environnement pour prendre soin de son estime d’elle-même et de son intégrité personnelle, elle atteint un niveau de maturité sensitive exceptionnelle.

Ce sont ces personnes qui captent la singularité des détails, celles qui atteignent la plénitude dans le silence, dans les instants de solitude précieuse, là où toutes les activités, surtout les artistiques, deviennent vibrantes, comme une explosion synesthésique de sensations, de plaisirs, d’émotions subtiles difficiles à expliquer pour qui n’appartient pas à ces 20% de la population, dans laquelle on trouve les personnes hypersensibles.

La personne hypersensible et son monde de silence

Alex est resté prendre un café avec sa sœur après le travail. Il lui explique qu’il a passé la journée avec un nœud dans l’estomac et qu’il se sent profondément épuisé. Son chef lui a fait des observations concernant ses tâches en tant que chef de ventes, de petites critiques qu’Alex n’a pas bien prises. De fait, elles l’ont tant affecté que ses collègues en ont rigolé toute la journée, en ironisant dessus. Pire encore, il sait qu’au travail, on le surnomme « drama-queen ». 

« Ne mépriser la sensibilité de personne. La sensibilité de chacun, c’est son génie. »

-Charles Baudelaire-

Cet exemple simple donne lieu à une réalité complexe que vivent beaucoup de gens hypersensibles et sachez qu’elle n’est pas seulement réservée aux femmes. La moitié de la population hypersensible est masculine, et ce sont les hommes qui sont les plus contraints par une société qui ne voit pas encore d’un bon œil « l’homme sensible ». Une personne qui vit ses émotions à fleur de peau, qui est blessée par les critiques, qui pleure facilement, qui préfère les sports solitaires et qui ressent toujours de l’empathie pour son entourage.

Même si l’hypersensibilité est un sujet connu par le grand public, les personnes qui continuent à se recroqueviller dans ce recoin silencieux duquel elles observent et se taisant, où elles ne se font pas remarquer et qui maintiennent des distances de prudence pour ne pas souffrir, sont nombreuses. Chacun-e survit comme iel peut dans un monde d’obstacles, nous le savons. Or, le respect et le principe de vie : « être et laisser être » devrait se ressentir dans tous nos environnements pour que nous atteignions tou-te-s une véritable plénitude personnelle.

https://nospensees.fr

Lu et communiqué par Michel http://homechizen.fr et http://blog.homechizen.fr

Pourquoi ne pas parler de ses projets?

A la question «Travaillez-vous à une œuvre actuellement?», John Steinbeck répondait invariablement: «Je ne parle jamais de ce que je suis en train de faire.» L’auteur du roman «Les raisins de la colère» avait-il raison de taire ses projets? Oui, si l’on en croit les experts en motivation.

En 1933, une équipe de psychologues a démontré que plus le nombre de personnes à connaître un projet est élevé, moins grandes sont les probabilités pour qu’il se réalise. Ce constat corrobore les observations faites par Peter Gollwitzer de l’Université de New York. Dans une expérience conduite en 2009, 163 participants ont été invités à coucher sur papier un objectif. La moitié d’entre eux a reçu comme consigne de garder secret son projet, l’autre moitié a été invitée à le communiquer.

Tous les participants ont disposé de 45 minutes pour se rapprocher de leur but, étant précisé que l’expérience pouvait être interrompue à tout moment. De manière intéressante, le groupe des «bavards» s’est arrêté après 33 minutes en moyenne, alors que les «taiseux» ont utilisé la totalité du temps imparti. Les «bavards» ont par ailleurs déclaré qu’ils avaient le sentiment de s’être rapprochés du but, alors que les «taiseux» ont eu le sentiment inverse. Pour eux, l’objectif était très loin d’être atteint.

Félicitations et regards admiratifs

Comment expliquer ce phénomène? «Lorsqu’une personne parle de ses objectifs avec son cercle social, son subconscient en vient à les considérer comme une réalité», dit Peter Gollwitzer. Autrement dit, parler de ses projets donne l’illusion d’être dans l’action. Cette confusion est imputable pour partie aux félicitations et aux regards admiratifs de notre entourage. Prenons par exemple le cas d’une personne qui annonce à sa famille et à ses amis qu’elle souhaite suivre des études de médecine. Elle récolte aussitôt un tonnerre d’applaudissements qui lui donne ce que les psychologues appellent un «sens prématuré d’accomplissement».

A ce phénomène s’ajoute le fait que le bavardage épuise le dynamisme qui doit conduire aux actes. «Lorsque je forme un projet consistant, il s’installe en moi un certain enthousiasme, dit André Muller. Tout se passe comme si je me gonflais de ce projet. Il se crée une sorte de pression. Je me sens comme poussé à faire quelque chose.» Cette pression est bénéfique car elle conduit le sujet à passer à l’action. Parler de ses idées et projets le libère cependant d’une partie de la pression qui l’exhortait à agir. Soulagé, apaisé, vidé de son dynamisme, l’individu qui a perdu son temps en palabres ne fait plus rien.

Les amis sceptiques nous aident-ils à passer à l’action? «Lorsque autrui ne me fait pas crédit, lorsqu’il n’accepte pas de me laisser paraître, en attendant que je sois, je suis découragé aussi radicalement, répond André Muller. En mettant en doute la réalisation de mon projet, il m’incite à en douter. Or l’homme qui réussit est celui qui ne doute pas et qui ne permet pas aux autres de douter.» Il ajoute que de nombreuses personnes trouvent immédiatement, lorsque quelqu’un envisage de faire un projet qui sort un peu de l’ordinaire, trente-six bonnes raisons de ne pas bouger.

Complexes d’infériorité

Ses propos font écho à ceux de Napoléon Hill. «Des milliers d’hommes et de femmes traînent toute leur vie des complexes d’infériorité parce qu’une personne bien intentionnée, mais étroite d’esprit, a détruit leur confiance en eux par ses opinions et ses moqueries.» Autrement dit et comme le relève avec justesse Henri Michaux, celui qui parle de lion à un passereau s’entend répondre «tchipp». Par conséquent, «n’écoutez pas ceux qui n’ont jamais investi ou qui ne sont jamais passés à l’action, conseille Napoléon Hill. En plus de vous décourager ils vous pousseront à… ne rien faire! Vous avez un cerveau et un esprit qui vous sont propres. Utilisez-les et sachez prendre seul vos décisions.»

A noter de plus que, dans certains cas, l’on se décourage tout seul en parlant des obstacles qui entravent la réalisation d’un projet. Honoré de Balzac a exprimé cette idée dans une correspondance adressée à Madame Hanska: «Les grands événements de ma vie sont mes œuvres, et je ne puis vous raconter les difficultés à vaincre les sujets, car alors je ne les ferais pas.»

Ne pas révéler ses intentions précises

Il est cependant des situations où un conseil avisé est nécessaire. Ainsi, l’avis de tiers dotés d’un savoir-faire spécialisé dans le domaine qui nous intéresse peut contribuer à l’édification d’un projet. Napoléon Hill conseille cependant de rester en toutes circonstances très vague sur ses plans et desseins, seul moyen de s’assurer que les interlocuteurs ne s’emparent pas de l’idée ou qu’ils ne la diffusent par simple négligence. «Adressez-vous à qui de droit discrètement, et sans révéler vos intentions précises, (car) si vous parlez trop librement de vos plans, vous aurez peut-être la mauvaise surprise de voir quelqu’un d’autre en profiter.» Il ajoute que certaines personnes, parce qu’elles «vous envient, prendront un malin plaisir à vous faire échouer.»

L’histoire regorge de tels exemples. Cecilia Payne, pour ne citer qu’elle, fut l’un des premiers astronomes à soutenir que les étoiles sont majoritairement composées d’hydrogène. En 1924, elle écrivit un article en ce sens qu’elle fit relire au professeur Henry Russell. Pas convaincu, celui-ci la dissuada de publier sa découverte. En 1929, il la publiera cependant lui-même, en s’attribuant tout le mérite. Moralité: parler, c’est bien. Agir, c’est mieux.

Pascal Cadart

http://pensactiv.com

Lu et communiqué par Michel http://blog.homechizen.fr et http://homechizen.fr

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