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Psychologie

Je ne tiens pas une seule minute : je souffre d’impatience

L’impatience est une marque de nos tempsOn retrouve des points de vue ambigus à ce sujet. Tandis que des centaines d’articles et de documents promeuvent l’idée d’une attitude plus tranquille face à la vie, la société valorise tout ce qui permet de faire n’importe quoi plus rapidement. Nous avons atteint le comble en nous inquiétant pour cinq secondes de retard dans la connexion au réseau wifi, sans parler du degré de tolérance que nous avons quand quelqu’un ne démarre pas alors que le feu vient de passer au vert.

Il est important de souligner que l’impatience est un comportement appris. Même si, physiologiquement, certains organismes réagissent avec plus de dynamisme face aux circonstances, cela n’est pas dû au manque de patience. Ce sont la culture et l’éducation qui inoculent cette incapacité à attendre ou à tolérer que quelque chose se fasse lentement.

« La patience est la force du faible et l’impatience, la faiblesse du fort. »

-Emmanuel Kant-

L’impatience est associée à l’incapacité à tolérer la frustration. Ne pas obtenir rapidement le résultat souhaité, en principe, ne devrait pas déboucher sur de l’inquiétude. Cependant, nous nous retrouvons face à une demande sociale de vitesse dans tout ce que nous faisons et dans un même ordre d’idées, l’éducation tend à dissocier les efforts des résultats. On fomente l’idée selon laquelle on doit, par tous les moyens, obtenir ce que l’on désire ; et plus cela se fait rapidement, mieux c’est.

L’immédiat et l’impatience

La perception émotionnelle du temps a souffert de grands changements ces derniers temps. Il existe une hypervalorisation du présent. On insiste beaucoup sur l’idée d’ici et maintenant. À cause de cela, l’absence de résultats immédiats se transforme normalement en source d’angoisse. Ainsi, cette inondation du présent qui va plus vite que ce à quoi nous faisons attention ne fait que nous remplir d’anxiété.

Les concepts de moyen et court terme sont devenus flous pour de nombreuses personnes. On ne donne pas beaucoup de valeur aux processus mais on en accorde beaucoup aux résultats. Il y a une urgence dans tout, car on a popularisé l’idée selon laquelle le temps manque. On ne peut plus « perdre » une minute. Ainsi, le temps a gagné en transcendance, comme un indicateur de compétitivité.

Il y a encore peu de temps, le retard n’avait pas de connotation négative. Il était accepté comme un fait naturel, surtout pour quelques tâches liées à la créativité. On assumait l’idée selon laquelle certains processus exigent plus de temps que d’autres et, pour cette raison, on les laissait s’écouler sans les accélérer. Aujourd’hui, ceci est quasiment impossible. C’est pour cela que beaucoup de personnes recherchent une technique, une méthode, un raccourci qui les mènent rapidement au point qu’elles veulent atteindre.

 

L’irritabilité et l’impulsivité des impatients

L’impatience est cette boîte où, petit à petit, la tension s’accumule. C’est comme si une corde était tendue entre, à un bout, les efforts effectués et, à l’autre bout, le résultat espéré. Entre ces deux extrémités, il n’y a qu’un laps de temps que beaucoup veulent réduire au maximum.

Ainsi, il est habituel de voir que celles et ceux qui sont impatient-e-s restent dans un état d’irritation constant. Ils, elles,  souffrent d’une sorte d’avarice du temps. ils, elles, veulent que tout se passe rapidement, mais cette rapidité n’est jamais suffisante pour eux. S’il y a deux minutes de retard, ils, elles  veulent en retirer une. Et ainsi de suite. Comme il est impossible que tout se fasse à l’instant même, un état de colère et de tension se met en place.

Il est également habituel que les impatient-e-s agissent de façon impulsive. Leur obsession pour la rapidité devient un besoin d’agir urgemment avec tout. Il est aussi fréquent de voir qu’ils, elles  ne s’arrêtent pas une seule seconde pour penser à ce qu’iels peuvent faire ou dire. ils, elles veulent réagir, même s’ils, elles  doivent se rétracter par la suite. L’irritabilité, qui se trouve en toile de fond, est là pour les aider à agir de cette façon.

Surmonter les états d’impatience

L’impatience n’est ni dans vos gènes, ni dans votre constitution en tant qu’être humain. Comme on l’a expliqué précédemment, il s’agit d’un schéma comportemental qui s’apprend. De ce point de vue, il est possible de rééduquer les émotions pour qu’elles correspondent à une manière d’agir plus constructive. Il y a différentes façons d’atteindre cela, mais l’une des plus efficaces est simplement d’avoir recours à la patience.

Il s’agit, en premier lieu, d’incorporer un rythme subjectif plus lent et posé, sans entrer dans le désespoir. Il est bon de commencer par des exercices de respiration. Cinq minutes par jour pour respirer lentement et profondément. Une action aussi simple génère des temps différents dans les battements de cœur, dans l’activité du cerveau. De cette façon, vous cesserez d’avoir cette sensation de perdre du temps quand vous devez ralentir ou attendre quelque chose.

Il est utile de cultiver la patience car plus vous serez serein et plus vous aurez de possibilités d’obtenir un bon résultat. Par ailleurs, vous pourrez mieux programmer votre temps et être moins maladroit-e dans vos réactions émotionnelles. Vous augmenterez même cette précieuse sensation de contrôle de vous-même et éviterez de faire des choses pour ensuite les défaire, de dire pour ensuite démentir, de décider pour ensuite regretter. Cherchez des situations qui vous obligent à attendre un peu. Si votre cas n’est pas pathologique, cela suffira à rééduquer votre attente.

Qu’est-ce que le système limbique et comment fonctionne-t-il ?

La première fois que l’appellation « système limbique » fut mentionnée, même s’il s’agit d’une manière moins conceptuelle et plus primitive que celle que nous connaissons aujourd’hui, ce fut grâce à Paul Broca. Il nomma une zone située près de la glande pinéale, c’est-à-dire dans la limbe ou le bord, la zone du « grand lobe limbique ». La logique de ce nom vient donc de cet instant, puisque cette zone se situe dans la limbe ou le bord d’autres structures déjà connues à ce moment.

Mais le système limbique, tel qu’il est connu actuellement, a été conceptualisé par la physiologiste MacLean en 1949. Il étendit la conceptualisation primaire de ce système qui avait été initiée par Papez en 1939, en lui donnant son nom actuel. MacLean décida de l’amplification du nombre de structures qui le composent car il considérait qu’au cours de notre évolution, le développement du cortex cérébral était tout aussi important que celui de notre cerveau émotionnel.

« Le bonheur est un état mental activé par le système limbique. »

-Antonio Damasio-

Pour cela, le système limbique est connu comme le cerveau émotionnel. Mais, le terme de cerveau émotionnel est-il totalement correct ? Actuellement, quels sont les composants du système limbique ? Son fonctionnement est-il si important ? Si vous continuez à lire, vous trouverez les réponses à ces questions !

Structure du Système Limbique

Quelles sont les principales structures qui composent le système limbique ?

Le système limbique est composé d’une multitude de structures cérébrales interconnectées entre elles. Cela justifie le fait qu’il soit difficile de déterminer avec précision quelles structures le composent et le rôle concret joué par chacune d’entre elles. Même si les études réalisées suggèrent qu’il existe des désaccords entre les scientifiques, les structures qui constituent le système limbique et ses fonctions sont les suivantes :

Hypothalamus

Situé à la base de l’encéphale, sous le thalamus. Concrètement, il se trouve de chaque côté de la portion ventrale du troisième ventricule, ou autrement dit, vers le centre et de manière interne dans notre cerveau.

C’est une petite structure cérébrale, mais composée d’une multitude de noyaux et fibres qui sont essentiels à la garantie de notre survie, puisqu’ils se chargent de notre système nerveux autonome et de notre système endocrinien. De plus, il organise les comportements plus importants qui sont liés à la survie de notre espèce : lutte, alimentation, fuite et reproduction.

Une des structures de l’hypothalamus les plus importantes dans le fonctionnement du système limbique est l’ensemble des corps mamillaires.  Les corps mamillaires sont une profusion du fond de l’encéphale dans l’extrême postérieur de l’hypothalamus. Ils contiennent des noyaux hypothalamiques variés et importants qui se chargent de la réception des pulsions provenant de l’amygdale et de l’hippocampe, et du renvoie de cespulsions vers le thalamus. Cela permet leur conversion en une importante voie de réception et de transmission de l’information.

Hippocampe

C’est une structure du cerveau antérieur, situé dans le lobe temporal, qui a une forme caractéristique de « cheval de mer ». C’est l’une des régions les plus ancestrales du cerveau humain, et pour cela c’est la principale structure liée à l’hypothalamus dans la régulation des besoins primaires liés à notre survie.

A noter : l’hippocampe est si important que sans lui, nous ne pourrions pas avoir d’identité. Il correspond en effet à une aire essentielle dans le bon fonctionnement de notre mémoireConcrètement, de la mémoire lointaine, qui nous permet de retenir tous les événements du passé, et donc configure en partie notre personnalité qui se forme sur la base de nos expériences. De plus, l’hippocampe est aussi une structure très importante dans le phénomène d’apprentissage.

Concernant le système limbique, l’hippocampe est principalement chargé de la mémoire émotionnelle. Cela veut dire que chaque événement que nous avons vécu, senti ou expérimenté est filtré par l’hippocampe, qui en lien avec l’hypothalamus, fait en sorte que nous ne puissions pas seulement nous souvenir des expériences, mais aussi des sentiments qui y sont associés.

Amygdale

L’amygdale ou complexe amygdalien est située dans le ventricule latéral du lobe temporal, concrètement dans l’intérieur du lobe temporal rostral. Cela signifie qu’elle fait partie de ce qu’on appelle le cerveau profond, où se créent les émotions basiques ou l’instinct de survie. Elle est composée de trois noyaux principaux : noyau basolatéral, noyau central et noyau cortical.

Sa fonction principale est d’associer les émotions aux schémas de réponse leur correspondant au niveau physiologique et comportemental. Leurs connexions ne produisent pas seulement une réaction émotionnelle ; du fait de son lien étroit avec le lobe frontal, elles permettent également l’inhibition de certains actes, en participant ainsi à la séquestration émotionnelle ou « Amygdala Hijack ».

Au sein du système limbique, elle n’est pas seulement la capitaine de nos émotions ; associée à l’hippocampe, elle génère les souvenirs émotionnels. Mais cela n’est pas tout, associée à l’hypothalamus, elle imprègne de couleur émotionnelle nos besoins primaires, en associant l’anxiété ou d’autres émotions négatives à l’alimentation, le sommeil ou le comportement sexuel.

Fornix ou Trigone

C’est un faisceau ou ensemble d’axones en formes d’arc qui connecte l’hippocampe à d’autres régions encéphaliques. Il assure, pour le fonctionnement du système limbique, sa connexion avec les corps mamillaires et avec l’hippocampe. Ainsi, cet arc est le principal chargé de la transmission de l’information entre les principales structures du système limbique.

Cortex limbique

Le cortex limbique se situe dans le lobe temporal médian de notre cerveau. Il est très lié à la mémoire, concrètement, avec la consolidation et la récupération des mémoires déclaratives : tant épisodiques que sémantiques. De plus, de la même manière que le Fornix, c’est une voie de connexion de l’information entre les différentes structures cérébrales.

Autres structures associées au système limbique

Comme nous l’avons mentionné plus tôt, tou-te-s les neurologues et neuropsychologues ne sont pas d’accord sur la composition du système limbique du fait de la complexité de son fonctionnement. Pour cela, certain-e-s professionnel-le-s peuvent aussi tenir compte, pour expliquer son fonctionnement, des structures suivantes :

  • Gyrus cingulaire : il assure une voie qui part du thalamus pour aller vers l’hippocampe et qui est associée à la mémoire olfactive et au souvenir de la douleur.
  • Aire septale : elle participe à l’inhibition du système limbique et du niveau d’alerte quand l’attention sélective le requiert. De plus, il semble qu’elle intervienne dans la mise en relation de la mémoire, la motivation, l’émotion et l’état d’alerte en modulant les sensations agréables et les états d’activation externe.
  • Aire tegmentale ventrale : elle est considérée comme l’un des centres du renforcement par excellence, en intervenant ainsi dans la régulation du plaisir et des addictions.
  • Cortex préfrontal : il est la partie rationnelle par excellence de notre cerveau et celle qui nous distingue des animaux. Son fonctionnement, en lien avec le système limbique, est d’étouffer ou d’arrêter les « pulsions » émotionnelles qui proviennent de celui-ci. C’est ce cortex qui se charge du contrôle de nos pulsions et son développement est l’un des développements de notre cerveau qui se complète le plus tardivement.

Est-il correct de parler du Système Limbique en tant que cerveau émotionnel ?

Pour de nombreux-ses auteur-e-s, il s’agit d’une expression totalement correcte puisque la fonction principale du Système Limbique, nous l’avons vu, est la régulation émotionnelle. En fait, auparavant la fonction principale qui était associée à ce système considérait seulement la gestion des émotions.

Actuellement, en revanche, nous considérons que la vision de ce système en tant que cerveau émotionnel est très réductrice. C’est pourquoi, comme nous l’avons vu, une multitude de fonctions ont été découvertes et associées aux différentes structures qui composent ce système et aussi à son fonctionnement.

On considère actuellement que ce système n’est pas seulement impliqué dans les émotions, mais qu’il a une importance vitale dans la motivation, le développement des apprentissages et la mémoire. Pour cela, lorsque nous pensons au Système Limbique nous devons aller au-delà de la considération de celui-ci comme cerveau émotionnel.

Le système limbique est-il si important pour notre survie ?

Comme nous l’avons vu, ce système se charge d’une multitude de fonctions, et parmi elles, celles qui sont essentielles pour la survie sont surtout représentées par l’hypothalamus. Sans lui, nous ne pourrions pas vivre et certaines des maladies les plus connues peuvent en être la preuve, lorsque certaines structures sont endommagées :

  • Alzheimer : se produit par une dégénération de différentes structures cérébrales, surtout de l’hippocampe, qui produit dans ce cas la perte progressive de la mémoire parmi d’autre symptômes.
  • Syndrome de Kluver-Bucy : affectation de l’amygdale et des lobes temporaux de manière bilatérale. Cela produit agnosie ou perte de reconnaissance visuelle, hypersexualité et hyperphagie, entre autres symptômes.
  • Amnésie : principalement antérograde par affectation de l’hippocampe.
  • Alexithymie : incapacité à exprimer et ressentir les émotions tant personnelles qu’étrangères.

Ces altercations, parmi beaucoup d’autres, nous informent de l’importance du système limbique dans les différents aspects de notre comportement, depuis la mémoire jusqu’aux fonctions basiques telles que la faim. Pour cela, c’est une structure dont le fonctionnement est des plus importants au sein de notre cerveau.

Références bibliographiques :

Abril Alonso, Águeda del (2005) Fundamentos biológicos de la conducta. Madrid: Sanz y Torres

Carlson, N. (2014) Fisiología de la conducta. Madrid : Pearson

Rosenweig, M. ; Breedlove, S. ; Watson, N. (2005) Psicobiología. Una introducción a la Neurociencia Conductual, Cognitiva y Clinica. Barcelona : Ariel

Lu et communiqué par Michel http://homechizen.fr et http;//blog.homechizen.fr
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